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Cratere
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Date d'inscription : 08/11/2017

You said Cratere, I said WOT

le Dim 12 Nov - 18:07
C'est difficile de commencer. Je n'aime pas me présenter à l'écrit. Quand c'est dans le monde réel et les échanges avec d'autres personnes, je distille. Mes amis entendent de moins en moins parler de moi, sauf quand je suis avec eux car des brèches se sont ouvertes quand à ma considération sur ce que je vis, sur comment je fais pour supporter certains paradoxes et des incohérences entre comment je veux vivre et comment je vis concrètement, dans les faits et la réalité que chacun peut observer. Je sème des doutes sans faire exprès, j'ai l'impression de donner le change et ça m'insupporte assez quand il me paraît évident que rien n'est plus clair. Alors les concepts me sont inabordables, comme trop lointains et en même temps, je conçois quelque chose de l'ordre de la vision, quelque chose qui m'est propre et que je suis le seul à pouvoir atteindre. Mais sans les autres, il y a un manque, et je suis incapable d'adopter leur point de vue pour nourrir ma propre conception du monde. Je m'isole plus que je ne l'ai jamais fait, dans une chambre. Je veille la nuit dans un hôtel pour gagner quelques sous et me payer une chambre, même ricraque, mais dans laquelle je pourrais être absolument libre de composer un univers. Ca semble Ni, peut-être en est-ce. Si je veux une chambre à moi (Virginia Woolf est parmi nous), c'est pour pouvoir composer mon univers librement, sans subir les dérogations de la réalité. Y inviter mes amis, qu'ils se mettent aussi au boulot parce qu'ils parlent vraiment trop, et nos vies ont pris des chemins différents, alors je m'évertue à trouver la forme exacte, le lieu précis qui nous donnera assez de liberté pour faire, au moins pour une fois, quelque chose d'intemporel, ne serait-ce que pour nous-mêmes. Il s'agit également de créer et d'ancrer dans notre mémoire des souvenirs qu'on puisse raviver à l'envi, mes souvenirs ont une valeur très importante pour moi par ailleurs. Ils me reviennent souvent en pleine face – comme un boomerang – et le vécu prend chez moi parfois tant de place que résoudre cette affaire tient de l'ordre de la magie, de l'exploit mais j'ai depuis toujours l'ambition de réussir ce tour de force. Il s'agit de quelque chose à l'intérieur de moi, il n'est pas question d'un statut social. Je pense seulement que les artistes sont placés à une sorte de pinacle, comme au sommet de leur montagne personnelle, d'où leurs cris peuvent atteindre le dedans et le dehors, la société et le cœur des gens qui veulent les comprendre.

Quand j'écris ça, je ne peux pas m'empêcher de penser à Henri Guillemin, notamment ces conférences sur Sartre, Rousseau ou Georges Bernanos. Mais ne comptez pas sur moi pour développer un avis sur ces personnages, tout ceci est affaire de ressenti avant tout, quand j'écoute ce qu'il dit. J'ai toujours eu une approche de la vie semblable à la sienne, en ce que j'ai toujours essayer de comprendre ce que ces personnes avaient de plus que les autres, en me persuadant qu'ils n'ont rien en fait, si ce n'est le travail et le temps qu'ils ont accordé à leur œuvre, l'attention qu'ils ont portés aux gens qui les entoure – ce qui m'est parfois difficile par ailleurs, quand les gens semblent toujours répéter les mêmes et que la routine est morose – et ces choses en somme ineffables qu'ils ont voulu nous faire comprendre. J'ai toujours eu, par ailleurs, de l'affection pour les clowns et les magiciens. Les acteurs et les artisans. Et ça m'a mené irrémédiablement à arrêter mes études d'architecture pour concentrer toute mon attention sur cela. Mais mon attention et ma concentration s'émoussent à vitesse grand V, et ça me fait flipper. Beaucoup de gens semblent savoir qui ils sont à 30 ans, j'entends dire ça souvent. Et la simple idée que cela puisse un jour se cristalliser m'effrait et me révoltent à la fois. J'ai toujours voulu fuir très très loin dès mon plus jeune âge en priant pour que personne n'en ait rien à faire, me retrouver dans un désert où je serai sans doute possible mon propre point de départ.

Si l'on parle de l'intuition extravertie, c'est celle qui m'a le plus donné de grain à moudre, car très tôt j'ai nommé mes perceptions par ce nom d'intuition, comme une porte vers un imaginaire qui ne se délie pas de la réalité, mais me permet d'explorer des dimensions plus profondes de mon être et de cette « âme du monde » que je soupçonne sans cesse (Se ? « signale qu'il y a quelque chose). Il me paraît important de relever que ces derniers temps et par pics, mon intuition me manque de plus en plus, comme une amie solidaire dont les idées pouvaient changer la face du monde, qui savait comment faire « les trucs » des magiciens et des illusionnistes.

(Puisque dans l'exemple de Rockman il est question de l'école, j'y fais un tour)
L'école ça m'a autant gonflé que ravi. J'ai toujours soupçonné qu'on veuille trop nous diriger, quand bien même on nous faisait miroiter un nombre grandiloquant de possibilités pour « notre avenir ». J'ai envisagé, du boulanger à l'aviateur en passant par le vétérinaire, l'avocat. Mais il me fallait, je le savais déjà, quelque chose qui tienne beaucoup plus de la vocation. Je veux dire, n'est-ce pas l'idéal de chacun ? A un moment, j'ai compris que non. Alors je bosse comme veilleur de nuit dans un hôtel pour le moment, pour pallier à l'impératif de l'argent et mon besoin impérieux d'un laboratoire-caverne-bâteau-sous-marin-avion-fusée.

Ma présentation sort clairement des balises posée par les administrateurs du forum. Mais si vous n'êtes pas contents dites-le en commentaires ! CA NOUS INTERESSE !

Bon alors, selon vous ? Fi-Se-Ni-Te ou Fi-Ne-Si-Te ? Je m'entends également très bien avec les ENTP en général et xNTP plausible selon moi. Ça m'intéresse beaucoup moins si c'est juste un tampon de certification sans argument ni exemple, mais après tout si c'est tout ce que vous en tirez, soit. Et si ça fait écho à votre expérience prendre je suis preneur également. Je laisse ce témoignage pavé ici.

Et Charles Bukowski, aussi.



Et une qui me passionne, Fiona Apple.
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Aëlten
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Re: You said Cratere, I said WOT

le Lun 13 Nov - 21:56
Alors....

Déjà, on remarque l'étonnant manque de structure du texte. Manque de structure externe, avec des idées qui se suivent sans que ce soit marqué au niveau de la forme. Mais aussi manque de structure interne, avec des sauts du coq à l'âne. J'ai l'impression d'un joyeux bordel, qui s'écrit sur le moment, en suivant le cours d'une pensée chaotique. Le spontanéité dégouline de ton texte, aussi je pense que sur l'axe P/J, tu es très P. Donc que ta fonction extravertie est celle de perception.

On a peu d'infos sur ton axe Introversion-Extraversion, mais cette concentration sur ton monde interne, et ton vécu me laisse penser à un introverti. Tu en penses quoi, toi, étant donné qu'il s'agit de l'axe le plus important selon Jung ? Cela dit, ça indique plutôt une fonction principale introvertie, et une auxiliaire extravertie, si l'on part sur cette hypothèse.

D'ailleurs, au niveau du sens, la cohérence est relative, comme s'il nous manquait parfois ta subjectivité pour faire le lien entre les différentes phrases. Tout semble lié à ton ressenti des choses, à l'écho qu'ils trouvent, au contexte. Les faits ont l'air tellement anecdotique pour toi, et le contexte prépondérant, que je n'ai vraiment pas trop de doutes. Tout ton texte est tellement subjectif qu'on a même du mal à l'imaginer. Partons donc sur Fi-dominante.

Il reste l'auxiliaire. Alors, Se ou Ne? Tu parles de chérir ses souvenirs. C'est à mon sens une caractéristique humaine plus ou moins globale. Ça ne signifie pas que tu es tourné vers le passé. Au contraire, tu parle du présent comme étant un tremplin pour autre chose. Ton texte fait un lien avec le présent, mais c'est surtout de futur dont il est question. C'est néanmoins nébuleux, et tu t'exprimes par concept abstrait...vraiment abstrait:

Cratere a écrit:Si l'on parle de l'intuition extravertie, c'est celle qui m'a le plus donné de grain à moudre, car très tôt j'ai nommé mes perceptions par ce nom d'intuition, comme une porte vers un imaginaire qui ne se délie pas de la réalité, mais me permet d'explorer des dimensions plus profondes de mon être et de cette « âme du monde » que je soupçonne sans cesse

D'ailleurs, si l'on parle du passé, c'est Si, qui est plus tourné vers le passé. Ce qui ne colle pas avec nos hypothèses.
Pour moi, tu es pour le moment l'un des membres les plus à l'extrême de l'axe N-S, vers N. Tellement que ça manque de concret en fait, pour devenir plus compréhensible. J'ai du relire plusieurs fois ton texte rien que pour trouver un semblant de cohérence d'ensemble et pourquoi telle phrase était reliée à la précédente parfois.
Donc je plaide pour Ne, mais Ne un peu déséquilibré.

Fi-Ne, ma préférence va vers INFP

Le texte donne une impression étrange, entre résignation au présent et utopie de lendemains imaginaires.

Quelles sont tes impressions sur ces quelques remarques ?
Et sinon...les clowns, sérieux ?
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Beryl
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Re: You said Cratere, I said WOT

le Mer 15 Nov - 21:56
Bonsoir Cratere cat

Plutôt d'accord avec Rockman dans l'ensemble.
Manque de structure interne et externe pour une personne extérieure.
On commence le texte sans savoir où l'on va, on passe d'anecdotes en références. Pas mal de concept, et de réflexions plutôt abstraites aussi, éparpillées. On est loin d'une présentation de soi "classique" (éléments biographiques par exemple, structuration à partir des fonctions, etc, ou autres structures déjà vues ailleurs).

Le premier paragraphe montre pas mal d'introversion, selon moi. Tu te dévoiles totalement par ton monde intérieur. Ça ressemble à une fresque surréaliste. Où des bouts de trucs s'assemblent avec des bouts de machins au fur et à mesure. En tout cas quasi rien ne faisait écho à quelque chose d'extérieur à toi (quand bien même tu parles d'amis, on ne sait pas qui ils sont) - jusqu'à l'arrivée de la référence à Virginia Woolf mais que tu évoques aussi d'une façon personnelle et pour parler de toi -.




Passons aux fonctions

Tout d'abord, comme évoqué plus haut, il y a peu de rapport au monde concret, et peu de structure apparente, ce qui mène à une fonction de perception probablement extravertie, et plutôt intuitive. = Ne.

De plus : Quelques éléments font écho au passé, dans une forme nostalgique, ou dans la volonté de "figer" un instant pour le conserver (rapport à la mémoire) :

Y inviter mes amis, qu'ils se mettent aussi au boulot parce qu'ils parlent vraiment trop, et nos vies ont pris des chemins différents, alors je m'évertue à trouver la forme exacte, le lieu précis qui nous donnera assez de liberté pour faire, au moins pour une fois, quelque chose d'intemporel, ne serait-ce que pour nous-mêmes.

Il s'agit également de créer et d'ancrer dans notre mémoire des souvenirs qu'on puisse raviver à l'envi, mes souvenirs ont une valeur très importante pour moi par ailleurs. Ils me reviennent souvent en pleine face – comme un boomerang –

– ce qui m'est parfois difficile par ailleurs, quand les gens semblent toujours répéter les mêmes et que la routine est morose –

Je trouve que des considérations de conservations d'instants, de se remémorer le passé, d'une façon idéalisée ou au contraire empreint de tristesse, tendent plus vers une dialectique Ne-Si, et non Se-Ni. Ce n'est pas non plus un Si-dom ou aux, car peu marqué, trop éthéré et pas d'application concrète/réelle de cette fonction. Ça reste une utilisation ponctuelle. Quant au Ni-dom/aux il serait probablement plus tourner vers le futur.

A partir de là on peut déjà voir l'axe Ne-Si comme assez solide, couplé à l'introversion précédemment évoqué on a donc INxP (XX - Ne - Si - XX). Tu te reconnais toi même dans le Fi il me semble, puisque l'hésitation portait sur ISFP/INFP. Je pourrais donc m'arrêter là et conclure sur INFP.

Néanmoins je vais continuer la démonstration. study


Comme je le disais, il y a je trouve beaucoup d'introversion dans ton texte. Plusieurs exemples appuient sur la question d'un ressenti interne, une recherche d'adéquation des valeurs entre ton intérieur et l'extérieur.

et je suis incapable d'adopter leur point de vue pour nourrir ma propre conception du monde. Je m'isole plus que je ne l'ai jamais fait, dans une chambre.

Si je veux une chambre à moi (Virginia Woolf est parmi nous), c'est pour pouvoir composer mon univers librement, sans subir les dérogations de la réalité.

Il s'agit de quelque chose à l'intérieur de moi, il n'est pas question d'un statut social.

Mais ne comptez pas sur moi pour développer un avis sur ces personnages, tout ceci est affaire de ressenti avant tout, quand j'écoute ce qu'il dit

Mais il me fallait, je le savais déjà, quelque chose qui tienne beaucoup plus de la vocation. Je veux dire, n'est-ce pas l'idéal de chacun ?

ma considération sur ce que je vis, sur comment je fais pour supporter certains paradoxes et des incohérences entre comment je veux vivre et comment je vis concrètement

je conçois quelque chose de l'ordre de la vision, quelque chose qui m'est propre et que je suis le seul à pouvoir atteindre

comme une porte vers un imaginaire qui ne se délie pas de la réalité, mais me permet d'explorer des dimensions plus profondes de mon être et de cette « âme du monde » que je soupçonne sans cesse

Tout ça relève plus d'une fonction de sentiment introverti = Fi, que de pensée. Le tout couplé à l'expression d'une tension entre intérieur/extérieur, réel/idéal, concret/abstrait, l'envie de mettre de côté le réel (ne pas le subir) et vivre plus un "idéal", on retrouve bien Fi + Ne.

Voilà. cat
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Re: You said Cratere, I said WOT

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